Il est possible de réduire les conséquences négatives d’une construction sur l’environnement grâce à certains principes. On parle alors d’architecture durable. Mais que signifie réellement ce concept ? Quels sont les leviers dont se sert l’architecture durable pour allier écologie et confort de vie ?

 

 

Architecture Durable : les 7 leviers à connaître

 

Le défi de l’architecture durable est d’allier le design à la protection de l’environnement. Dès lors, les architectes doivent avoir une vision globale en prenant en compte les aspects économiques, environnementaux et sociaux. C’est alors que les concepts de Smart Energy, smart building et d’urbanisme durable font leur apparition. Afin d’optimiser le rendement énergétique du bâtiment, l’architecture durable va utiliser huit leviers majeurs.

 

#1 – La Smart Energy au cœur de l’architecture durable

 

La gestion de l’énergie est le principal aspect à prendre en compte pour une architecture durable. Qu’il s’agisse d’une construction ou d’une rénovation, il est primordial d’envisager à la fois la production d’énergie et l’isolation thermique.

 

La production d’énergie

L’objectif est de produire de manière “verte” de l’énergie de façon à ce que le bâtiment réduise significativement ses besoins en énergie. L’architecture durable a donc pour cible un équilibre énergétique voire la conception de bâtiment au bilan énergétique positif. Pour y parvenir, plusieurs modes de production peuvent être envisagés, des panneaux photovoltaïques aux chauffe-eaux à énergie solaire en passant par les éoliens domestiques. L’architecte doit également prendre en compte la configuration du toit et des surfaces diverses pour capter au maximum les rayons du soleil.

 

L’isolation thermique

Les bâtiments durables ne se contentent pas de produire suffisamment d’énergie propre pour être autosuffisant. Ils vont plus loin en réduisant les besoins d’énergie grâce à une isolation thermique performante. Très efficace pour diminuer les déperditions d’énergie, l’isolation thermique est également un moyen peu coûteux. Le but est réduire les pertes de chaleur l’hiver et de rafraîchir le bâtiment l’été. La température doit se réguler d’elle-même. Le choix des matériaux a alors toute son importance puisqu’il faut s’assurer qu’ils présentent une importante inertie thermique. Le bois en est le parfait exemple. La ventilation joue un rôle important en matière d’isolation thermique.

 

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#2 – L’orientation du bâtiment

 

L’architecte durable a une vision transversale du projet. Il tient donc compte des spécificités du terrain afin d’en tirer tous les bénéfices pour réduire la consommation d’énergie. Ainsi, selon les principes de l’architecture durable, on trouvera au nord du bâtiment les façades fermées tandis qu’au sud se trouveront les ouvertures. De même, la présence de vent dominant aura une influence sur l’orientation du bâtiment.

Pour un confort thermique maximisé, l’architecte peut prévoir la mise en place de différents éléments :

  • des fenêtres à double-vitrage voire à triple-vitrage
  • des persiennes ou des brise-soleil
  • des stores
  • des volets
  • des éclairages pensés à partir de la lumière naturelle
  • etc.

 

#3 – La forme et la taille du bâtiment

 

Un principe important à connaître en matière architecture est que, plus la surface totale qui est exposée à l’extérieur est importante, plus la perte d’énergie sera importante. Ainsi, en architecture durable, il est recommandé de réduire la superficie des bâtiments. Avec des constructions plus petites et plus compactes, le volume de matériaux nécessaire est réduit ainsi que la consommation d’énergie, pour chauffer ou climatiser. Un bâtiment plus petit limite donc la perte calorifique.

 

# 4 – La gestion des ressources et des déchets

 

En dehors du gaspillage, les déchets impliquent aussi une consommation d’énergie. L’architecture durable prévoit donc des systèmes de récupération d’eaux de pluie, de tri et de compostage mais aussi des toilettes sèches. De plus, il est possible de recycler l’énergie dépensée pour l’évacuation des déchets. Ainsi, les pompes à chaleur permettent de chauffer l’eau et/ou l’air  grâce à un dispositif thermodynamique.

 

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#5 – Le choix des matériaux pour des constructions durables

 

Choisir les matériaux est une étape très importante dans l’architecture durable. En effet, en plus de protéger l’environnement ou du moins de réduire l’impact sur ce dernier, les matériaux sélectionnés doivent protéger la santé des occupants du bâtiment. L’architecture durable a donc recours à des matériaux tels que le bois, la pierre ou des produits végétaux. Pour l’isolation, la laine de verre et ouate de cellulose sont particulièrement recommandées. De même, les colles et peintures utilisées sont choisies le moins toxiques possible. De nombreuses innovations se développent en terme de matériaux pour les bâtiments du futur. 

 

#6 – L’importance de la végétation

 

L’architecture durable s’inscrit nécessairement dans une recherche de verdure afin de se rapprocher de la nature. Les plantes pourront être utilisées pour protéger le bâtiment du soleil et donc de la chaleur mais aussi pour créer une couverture qui permet au contraire de garder la chaleur garce à des façades végétalisées  Le choix de la végétation dépend donc du but recherché.

 

#7 – Et si on recyclait les bâtiments existants ?

 

Au lieu d’empiéter davantage sur les zones naturelles non construite, il peut être très avantageux de rénover un bâtiment existant. Cette méthode permet le plus souvent de réaliser d’importantes économies. D’autant qu’il est tout à fait possible d’y intégrer des matériaux durables, des solutions d’isolation thermiques efficaces et des systèmes de production d’énergie durable.

 

L’architecture durable a un bel avenir devant elle. Elle allie maîtrise de la consommation d’énergie et protection de l’environnement. Deux valeurs de plus en plus prégnantes dans nos sociétés. Bien que cela puisse représenter un investissement conséquent lors de la construction, sur le long terme la rentabilité d’un projet d’architecture durable est indéniable.