L’Etat a la volonté d’inciter les propriétaires et les maîtres d’œuvre à construire de manière durable. Pour réduire l’impact du secteur du BTP sur l’environnement, différentes solutions ont été mises en place. Parmi elles, on retrouve le label bâtiment biosourcé.

 

Le label bâtiment biosourcé : origines et objectifs

 

Le Code de la Construction a intégré le label bâtiment biosourcé parmi les normes applicables. Les conditions et les critères d’attribution ont été précisés par un décret ministériel du 19 avril 2012.

Les objectifs sont multiples :

  • réduire l’émission de gaz à effet de serre ;
  • améliorer la qualité environnementale des projets de construction ;
  • lutter contre le réchauffement climatique ;
  • dynamiser les territoires grâce à des filières écoresponsables.

En effet, les matériaux biosourcés sont naturels et renouvelables, car ils sont issus de la biomasse végétale ou animale comme le chanvre, la laine de mouton, la paille ou la bois ; matériaux utilisés notamment dans l’isolation. On appelle ça l’isolation biosourcée

Pour être récompensé par le label, le bâtiment doit être neuf et fabriqué à partir d’un certain taux de matériaux biosourcés.

Le label bâtiment biosourcé repose donc sur la volonté de valoriser les initiatives en faveur d’une construction plus responsable

 

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Qui délivre le label bâtiment biosourcé ?

 

Le label bâtiment biosourcé est délivré par des organismes spécifiquement habilités par l’Etat. A ce jour, ils sont au nombre de trois : CERQUAL, CERTIVEA et CEQUAMI.

Il est conseillé de déposer la demande de labellisation en début de projet, car les démarches propres à chaque organisme peuvent être assez longues. Même si les modalités sont différentes, les documents suivants vous seront demandés pour la constitution du dossier :

  • les plans et métrés de l’ouvrage ;
  • le taux d’incorporation de matière biosourcée (mode de calcul et résultat) ;
  • les preuves que les produits et mobiliers entrant dans le calcul répondent aux exigences du label.

 

Les trois niveaux de label bâtiment biosourcé

 

Il existe trois niveaux de labellisation. Chaque niveau tient compte du nombre de matériaux biosourcés utilisés et de la quantité de matière utilisée :

  • Niveau 1 : utilisation d’au moins deux produits de construction biosourcés remplissant des fonctions différentes. Pour une maison individuelle, il faut atteindre le seuil de 18 kg par m² de surface de plancher ;
  • Niveau 2 : utilisation d’au moins deux familles de produits déconstruction biosourcés. Pour une maison individuelle, il faut atteindre le seuil de 24 kg par m² de surface de plancher ;
  • Niveau 3 : utilisation d’au moins deux familles de produits déconstruction biosourcés, mais avec une quantité supérieure au deuxième niveau. Ainsi, pour une maison individuelle, il faut atteindre le seuil de 36 kg par m² de surface de plancher.

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Comment est calculée la quantité de matière biosourcée ?

 

Pour savoir si un habitat passif peut être labellisé biosourcé, il est impératif de calculer la quantité de matière biosourcée présente dans la construction. Pour se faire, les organismes s’appuient sur la déclaration des impacts environnementaux durant tout le cycle de vie du bâtiment, sur le classement sanitaire A ou A+ et sur l’origine des produits notamment le bois qui doit être issu d’une forêt exploitée de manière durable.

Le label bâtiment biosourcé fait partie des nombreuses mesures prises par l’Etat pour favoriser les modes de construction durables et présentant une très bonne isolation thermique. En effet, la performance thermique des bâtiments est un véritable enjeu pour la protection de l’environnement dans le secteur du BTP.

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