Le secteur du bâtiment est certainement le secteur professionnel le plus touché par les accidents du travail. Parmi les mesures préventives, les EPI tiennent une place particulière. Qu’est-ce qu’un EPI ? Quels sont les différents types ? Et quelles sont les sanctions s’ils ne sont pas portés ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article.

 

Qu’est qu’un EPI chantier ?

 

Un EPI ou un Équipement de Protection Individuel est un complément aux mesures collectives de prévention des risques professionnels sur les chantiers. Il a vocation à réduire les risques d’accident une fois que tous les autres moyens préventifs ont été épuisés.

Ce type mesure fait partie des obligations légales de l’employeur conformément à l’article L.230-2 du Code du Travail qui prévoit que : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs de l’établissement, y compris les travailleurs temporaires. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, d’information et de formation ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés… ».

Chaque collaborateur devra porter certains EPI en fonction des risques spécifiques liés à son métier mais aussi aux risques spécifiques liés au chantier en lui-même. De plus, le confort est également à prendre en compte, car un employé aura plus facilement tendance à se délester d’un EPI qui l’entrave dans la réalisation de ces tâches. Il sera alors davantage exposé à un risque d’accident sur un chantier.

Les EPI se répartissent en trois catégories :

  • la classe I pour les équipements destinés à protéger des risques mineurs ;
  • la classe II pour la protection contre les risques pouvant engendrer des dommages importants ;
  • la classe III pour les risques aux conséquences graves voire mortelles.

 

Les différents types d’EPI

 

 

En fonction des risques auxquels sont exposés les employés sur les chantiers, différents EPI peuvent leur être attribués.

 

Protection de la tête

 

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Le casque est devenu l’emblème de la sécurité sur les chantiers. Il est destiné à protéger la tête des chutes en hauteur. Afin d’être reconnu comme un EPI, le casque doit être conforme à la norme NF EN 397/A1 et être remplacé au plus tard à la date limite d’utilisation. Il existe différents types de casque notamment avec une visière, un masque intégré ou une cagoule. Certaines professions comme la soudure nécessitent d’avoir un casque total. Au contraire, pour les travaux en intérieur, une simple protection anti-heurt peut suffire. Dans ce cas, le port d’une casquette spécifique sera possible. Côté budget, il faut compter entre 4 et 20 € pour un casque de chantier et entre 15 et 20 € pour une casquette anti heurts.

 

Protection des yeux

 

Afin de protéger les yeux des projections et des éclats, il peut être nécessaire d’équiper les collaborateurs de lunettes de protection ou de surlunettes.

En fonction des métiers, certains modèles spécifiques sont disponibles par exemple pour les peintres, les façadiers ou les carreleurs.

 

Protections auditives

 

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Les protections individuelles contre le bruit ou PICB permettent de réduire le niveau sonore à un niveau acceptable pour l’oreille humaine, à savoir en dessous des 80 dB. Toutefois, les employés doivent pouvoir entendre leurs collègues parler ne serait-ce que pour pouvoir être prévenus en cas de danger. S’il est possible de trouver des bouchons jetables pour 20 ou 30 centimes d’euros, le prix des bouchons moulés peut aller jusqu’à 200 €.

 

Protection des voies respiratoires

 

Les masques de protection ont pour but de protéger les voies respiratoires des inhalations de poussière et de produits chimiques nocifs pour la santé. Ils sont particulièrement nécessaires dans les espaces confinés, peu aérés. Un masque jetable coûte de 1 à 5 € quand un masque à ventilation assistée sera en moyenne à 850 €.

 

Vêtements de travail

 

Les vêtements de travail peuvent avoir différentes propriétés en fonction de l’objectif poursuivi. Ils peuvent protéger des intempéries, du froid mais aussi du feu. De manière générale, ils doivent respecter la norme ISO 13688.

 

Protection des chutes

 

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En plus des chutes de plain pied, les chutes de hauteur sont la cause d’accidents souvent graves. Il est important de les prévenir grâce à un équipement complet composé d’un harnais complet, de longes et de cordages, d’un point d’ancrage et de connecteurs.

 

Gants de protection

 

Les gants de protection permettent de protéger les mains des blessures provoquées par les machines, les outils ou les produits chimiques. Leur prix varie de quelques euros pour des gants de protection classiques à 25 € pour une paire de gants à la protection spécifique.

 

Chaussures de sécurité

 

Les chaussures de sécurité permettent de protéger les pieds des risques de perforation, de coupure ou de choc. Elles peuvent être antidérapantes et/ou à embout renforcé en fonction des besoins. Elles doivent respecter la norme NF ISO 201345 et une paire coûte en moyenne 65 €.

 

Ne pas porter d’EPI : Quels sont les risques ?

 

Si un employé refuse de porter ses EPI, il encourt certes des risques importants pour sa santé et sa sécurité, mais il peut également être licencié pour faute grave.

De son côté, l’employeur peut se voir condamné à une peine de prison ou à une amende pour manquement à son obligation de sécurité envers ses employés s’il ne fournit pas les EPI adéquats ou s’il ne veille pas au bon respect de la réglementation.

La fourniture par l’employeur et le port des EPI par les employés relèvent donc d’une obligation destinées à réduire les risques d’accident sur les chantiers. Véritables alliés de la prévention des risques, les EPI ne doivent pas être négligés.

 

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