Le COVID-19 a eu de nombreuses conséquences. Parmi elles, on retrouve les problématiques liées à l’habitat et à l’organisation de l’espace. Les architectes sont en train de procéder à un constat. Des réflexions sont déjà initiées pour repenser l’habitat de demain et tirer les leçons apprises de cette crise sanitaire.

 

Le constat des architectes à la sortie du confinement

 

Les mentalités étaient déjà en train de changer avant le COVID-19, ces évolutions semblent encore plus marquées après le confinement.

La population ne veut plus d’un habitat pollué, bruyant et mal organisé.

La protection de l’environnement et la réduction de l’empreinte carbone doivent devenir des priorités.

Sachant que le secteur de la construction représente un tiers des émissions de carbones, les architectes ont un véritable rôle à jouer.

 

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Ils vont devoir repenser toute l’organisation et l’aménagement du territoire afin de tirer les leçons de cette crise sanitaire. Pour cela, les architectes vont devoir prendre en compte les flux et les contacts humains pour concevoir l’habitat de demain.

D’autre part, les modes de vie et la volonté d’une autonomie locale vont amener les architectes à revoir la conception des logements. On pense par exemple au développement du télétravail ou à la favorisation de la consommation locale.

L’architecte se place donc comme un acteur ayant une responsabilité quant à la conception de l’habitat post COVID-19.

 

 

Repenser l’habitat de demain : les pistes de réflexion

 

Face à ce constat, la démarche de repenser l’habitat de demain est enclenchée. Plusieurs pistes de réflexions apparaissent d’ores et déjà. Certaines sont d’ordre général, et d’autres beaucoup plus précises.

L’une des pistes qui est rapidement apparue est celle de l’aménagement et de l’attribution des espaces au sein de l’habitat. Le télétravail a mis en évidence un besoin d’avoir un espace dédié à l’activité professionnelle. La modularité des espaces et du mobilier est donc une solution à explorer et à développer.

D’autre part, le besoin d’espace à l’intérieur comme à l’extérieur s’est fait encore davantage ressentir. Les personnes bénéficiant d’un extérieur même sur une petite surface se sont senties privilégiées. Et celles ne disposant ni de balcon, ni de jardin ou de jardinet ont pu ressentir un réel manque.

 

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Les courants hygiénistes font une nouvelle apparition. Toutefois, certaines croyances ont été remises en question au regard des avancées scientifiques. Le pouvoir désinfectant de la lumière naturelle n’a quant à lui pas été remis en cause. La recherche de surface antiseptique se développe également.

Par ailleurs, une réflexion quant à l’orientation à donner à l’architecture est engagée. Le débat est alors de savoir s’il est préférable de choisir de construire des habitats à la durée de vie brève pour les adapter perpétuellement aux aléas climatiques rencontrés comme le modèle japonais, ou au contraire opter pour un habitat solide résistant au temps et aux intempéries.

L’aménagement du territoire est aussi en train d’être repensé pour réduire la densité de la population et donc limiter la propagation des virus.

Après la crise du COVID-19 et le confinement qu’elle a engendré, des évolutions quant à la conception de l’habitat de demain s’avèrent nécessaires. Les enjeux sont nombreux. Il s’agit à la fois d’améliorer le cadre de vie de la population, mais aussi de limiter les risques en cas de nouvelle pandémie. Différentes pistes de solution sont déjà en train d’être étudiées. Le minimalisme et la protection de l’environnement seront sans conteste les maîtres mots de ce futur architectural.